Runs et Tour de Groix tout en finesse, épreuve océanique de 48 heures disputée dans la brise à toutes les allures, … Un tel panel de formats et de conditions exigeait polyvalence et maîtrise pour espérer briller cette année encore sur le Défi Azimut - Lorient Agglomération.

Malchanceux sur les runs remportés par 11th Hour Racing - MĀLAMA mercredi, APIVIA s’impose avec la manière sur les 48 heures en réalisant une véritable démonstration sur les 550 milles du parcours. Et en terminant malgré un départ raté, deuxième du Tour de Groix enlevé cet après-midi par LinkedOut, Charlie Dalin et Paul Meilhat confirment qu’ils forment LE tandem à battre aujourd’hui en IMOCA.

Dalin-Meilhat sur APIVIA, au-dessus du lot

Fort d’une soigneuse mise au point de deux ans chez MerConcept, le plan Verdier est aujourd’hui à la pointe de cette nouvelle génération de foilers 2020, enfin aboutie et où la bataille fait rage pour les places d’honneur. Une génération qui a creusé au passage un fossé avec les IMOCA à dérives. Meilleur défenseur de cette génération architecturale, Groupe APICIL n’a d’ailleurs pas pu rééditer sa performance de 2020 malgré le talent du tandem Damien Seguin-Benjamin Dutreux.

L’an passé à la même époque, l’annonce de l’intégration du Défi Azimut au calendrier sportif de l’IMOCA aux côtés d’événements aussi prestigieux que le Vendée Globe, la Route du Rhum ou l’Ocean Race, marquait la reconnaissance pour une épreuve arrivée à maturité.  Aujourd’hui, les skippers ne viennent pas que pour l’entraînement, mais aussi pour prendre des points au championnat. À l’image de Justine Mettraux et Simon Fisher (11th Hour Racing Team – ALAKA’I), qui confortent leur première position aux Imoca Globe Series, suite à leur belle deuxième place lors des 48 Heures.

Le Défi Azimut, course à part entière

« En 2020, intégrer le Défi dans le calendrier était une reconnaissance. Nous voulions faire grandir l’événement et c’est une réussite : le dynamisme et l’empathie des équipes d’Azimut est toujours au top et nous avons pu muscler le dispositif de communication en s’appuyant sur le savoir-faire de l’IMOCA » analysait Antoine Mermod, président de la classe à l’issue du Tour de Groix.

Pas moins de neuf Live animés par Virginie Valentini, épaulée de nombreux consultants, ont été diffusés sur le site et les réseaux de la course. Ils ont été activement relayés par nos partenaires, au premier rang desquels Lorient Agglomération qui a confirmé son appui financier à l’épreuve jusqu’en 2025.

Partie mer et partie terre

En marge de son dispositif sportif, le Défi a comme chaque année déployé un programme dense de conférences de haut niveau. L’occasion de réunir les acteurs de l’écosystème de la Sailing Valley autour des thématiques économiques, technologiques et environnementales.  Architecture de demain, respect de l’environnement, conservation du patrimoine et reconversion des Bases de sous-marins… cinq tables rondes ont fait de la Cité de la voile Éric Tabarly un carrefour où skippers, chercheurs et acteurs du territoire échangent et débattent … tous azimuts.

« Sur le plan sportif et humain, le Défi est maintenant bien rodé et les retours de toutes les parties prenantes, skippers, teams, professionnels sont excellents. En 2022, il faudra faire encore mieux, l’objectif étant maintenant d’aller chercher un public plus nombreux pour partager ces rencontres que seuls la mer et le sport de haut niveau peuvent générer » concluait Jean-Marie Corteville, Président de la société organisatrice Azimut.

Rendez-vous en septembre 2022 !